Résilience d'une rupture amoureuse

 
Anonymous1994883, le 4/22/2020
Bonjour à tous,

Après m'être mise à lire (chose exceptionnelle pour ma part) un livre très beau mais qui m'a énormément touché, et dont la fin ne me satisfait pas du tout (Le parfum du bonheur est plus fort sur la pluie, de Virginie Grimaldi pour ceux qui connaissent), je me retrouve ici, avec une soudaine envie de raconter mon histoire, et avoir des réponses, de voir une lumière au bout du tunnel.
Le livre retrace une séparation d'un couple qui avait pourtant tout pour être heureux, (attention spoil pour ceux qui veulent le lire) et ça m'est insupportable de voir qu'il ne puisse pas y avoir une fin avec retour de l'être aimé. De voir la résilience, l'acceptation, ça me paraît impossible, injuste même. Et forcément, ça fait écho à ma propre histoire. Un amour aussi fort, je n'arrive pas à concevoir qu'on puisse le laisser partir.

Je vais essayer de vous expliquer un peu le cheminement de ma relation avec mon ex, en étant le plus neutre possible (dernièrement, j'avais énormément de haine à son égard), pour que vous ne soyez pas trop influencé d'un côté, et que vous puissiez éventuellement au mieux me conseiller (même si je m'attends déjà aux remarques du style: "avance de ton côté, oublie le, tu n'en seras que plus heureuse").

Ça risque d'être long, pour ceux qui ont le courage de lire jusqu'au bout, je vous en remercie grandement.

On s'est rencontré, j'avais 24 ans, lui 29 ans. J'étais encore dans des études (longues études), lui venait tout juste de recommencer ses études, après 10 ans d'arrêt. Il avait l'air très motivé à reprendre ses études. Dès qu'on s'est rencontré, pour ma part du moins, et selon ce qu'il m'a fait croire lui aussi (je ne sais pas si c'est finalement vrai ou non), c'était un véritable coup de foudre. Je n'avais jamais vécu ça. D'une seconde à l'autre, mon coeur s'était arrêté de battre, mon souffle coupé, ma tête vidée et mes yeux plongés dans son regard. A partir de cette seconde, il ne s'en passait plus une seule où je ne pensais pas à lui. J'étais comme hypnotisée par lui. Je sais très bien que je l'ai idéalisé à un point inimaginable. Et il m'a d'ailleurs bien aidé dans ce travail: il se présentait comme quelqu'un de mature, stable, courageux, réfléchis, intelligent, passionné, romantique. Il me faisait les plus belles déclarations. Tout était parfait. Sauf un côté, que j'avais trop peur d'affronter, des pensées que j'essayais de cacher très loin, mais qui faisaient toujours un peu plus surface. Dès le début de notre relation, il était mystérieux, et même cachotier. Il ne voulait jamais parler de sa vie avant sa reprise de ses études. Jamais parler de ses ancienne relations. Jamais parlé de ses différents travail entre 18 et 28 ans. Il ne prenait pas souvent de mes nouvelles les premiers mois (1 sms par semaine pour programmer notre prochain rdv...), mais se rattrapait instantanément dès qu'on se voyait, en était l'homme parfait sur tous les points. Roses, bougies, petites attentions, mots doux, me montrant à quel point j'étais la plus belle femme à ses yeux, la plus douce, la plus attentionnée, la plus aimante, la femme parfaite à ses yeux, la femme de sa vie, la seule avec qui il s'est permis de vivre ce qu'on vit, et la première femme et la seule avec qui il se projette dans l'avenir.

Ses autres points mystérieux: son ordinateur et son téléphone. Plusieurs fois, il me faisait la remarque de ne pas essayer de regarder quand il tapait son mot de passe. Il ne voulait jamais ouvrir ses messages (sms ou Messenger) devant moi. Moi qui n'ai jamais été jalouse ou a fouiller partout dans ma précédente relation, forcément, vu ses différentes relations, petit à petit, son ordinateur et son téléphone devenaient une obsession pour moi. Mais je n'arrivais pas à aller jusqu'au bout de ma démarche. Déjà parce que je ne voulais pas fouiller, je ne trouve pas ça correcte. Mais surtout, finalement, par peur. Par peur de voir quelque chose qui pourrait mettre un terme à notre relation. A plusieurs reprises, je me suis retrouvée nez à nez avec son ordinateur, ou son téléphone, seule, déverrouillé par lui quelques minutes plus tôt (avant d'aller prendre sa douche ou d'aller aux toilettes par exemple), et j'en devenais paralysée, tremblante, avec des palpitations et la sensation de m'évanouir en essayant d'aller voir les messages, mais finalement ne pas avoir eu le courage de le faire. Un jour, j'ai lu seulement les premiers messages, c'était avec une fille de sa promotion, des messages très ambigu... J'ai cru que j'allais faire un malaise, je ne sentais plus mes bras et mes jambes, et je l'ai confronté en étant en pleurs. Il m'a promis que ce n'était que des messages, qu'il n'a jamais rien fait, qu'il s'en veut énormément, qu'il se sent trop con de gacher notre si belle relation pour un bête message. Il a promis de ne plus jamais recommencer. Au bout d'une semaine je pense, je suis revenue vers lui, et j'ai fait comme si tout ça n'avait pas exister. Pourtant, toujours avec son ordinateur et son téléphone qui me narguait jours après jours. Nous avons continué comme ça 2 ans et demi, à vivre des moments passionnels, à se voir 1 fois par semaine (il ne voulait pas plus, malgré que je lui ai dit plusieurs fois à quel point j'avais envie qu'on avance plus), et à avoir des moments de panique quand je me demandais si il pouvait me tromper.

Au bout de 2 ans et demi, j'ai décidé de savoir. J'ai fait en sorte d'avoir son mot de passe Facebook, sans qu'il ne s'en aperçoive. Une fois le mot de passe en main, j'ai attendu je pense 2 semaines avant de l'utiliser. Entre temps, je n'arrêtais pas de lui envoyer des messages "tu es sûr qu'il n'y a que moi? Je veux que tu me le dise si jamais tu me trompes" etc. Comme si je l'avertissais que j'allais fouiller. Puis je me suis connectée à son compte. Forcément, il avait effacé tous les messages de filles, même celles avec qui je savais qu'il avait communiqué pour avoir tel ou tel résumé de cours. J'ai donc essayé de me connecté à différents compte à lui (mail etc) avec ce même mot de passe. Finalement, il utilisait toujours le même mot de passe. J'ai tout fouillé jusqu'à ses recherche google. J'ai compris qu'il avait au moins eu l'intention de me trompé, je l'ai donc confronté en lui disant que j'étais dégoutée de lui, et que je refusais de lui parler tant qu'il ne m'aura pas avoué ce qu'il a fait. Il me promettait que rien ne s'était passé, qu'il m'aimait plus que tout, que j'avais dû entendre des rumeurs, qu'il ferait tout pour moi etc. Ça a duré une bonne semaine. Jusqu'à ce qu'il finisse par commencer à m'avouer. D'abord une danse. Puis un bisous. Puis, avant d'avouer qu'il s'est passé plus que ça, il m'explique que je devrais le quitter si ce que je pensais était vrai, qu'il était un monstre, et que tout ce qu'il touche il le détruit. De là, j'ai eu un élan "d'héroïsme", me disant que je ne le laisserais pas gâcher notre histoire. J'ai débarqué chez lui, je lui ai dit de tout me raconter maintenant. Et là, il m'explique que j'étais en fait sa première copine (donc à 29 ans), qu'il n'avait jamais réussi à coucher avec personne avant moi, à part 2-3 préliminaires avec d'autres filles juste avant de me rencontrer, que pendant ses 10 ans avant de reprendre des études, il ne travaillait pas comme il me l'avait expliqué, mais il était en dépression, sans trouver la raison de cette dépression, et qu'il s'est repris en mains en arrêtant de boire et de fumer du jour au lendemain, en reprenant des études, en faisant du sport, et en essayant de plaire aux femmes. Et qu'il avait se besoin de plaire, que c'est pour ça qu'il envoyait des messages à d'autres. Mais qu'un jour il a dérapé avec une autre qu'il a ramené chez lui, 3 fois. De là, aveuglée par l'amour que j'avais pour lui, j'étais plus compatissante par rapport à son parcours, et j'essayais de le comprendre. J'étais persuadée qu'on pourrait surmonter cette épreuve et continuer à vivre heureux tous les deux, et construire la vie qu'on avait prévu ensemble. Seulement, c'était moi qui m'était fait trompé, mais lui qui ne savait plus où il en était. Il me disait qu'il avait besoin de plaire, qu'il ne pouvait pas arrêter, mais que je comptais beaucoup trop pour lui, qu'il ne voulait pas me perdre. J'étais anéanti, je passais mes jours et mes nuits à pleurer, j'ai perdu 5 kg la première semaine. Je l'ai laissé réfléchir. J'attendais son retour.

J'ai attendu pendant 4 longs mois, interminable, et il est revenu à Noel avec roses et petit cadeau, en me disant qu'il savait que j'étais la femme de sa vie, qu'il ne peut pas me perdre, et qu'il allait changer. Nous nous sommes remis ensemble pour mon plus grand bonheur. Je n'avais même pas eu le temps de lui en vouloir de m'avoir trompé, j'avais juste trop peur de le perdre. Ce n'est qu'une fois qu'il est revenu que, petit à petit, de la rancoeur est montée en moi. Plus les semaines passaient, plus je lui faisais des petites réflexion pour tout. Rien de ce qu'il faisait n'allait. Au point que le jour de mon anniversaire, où comme à son habitude il a mis les petits plats dans les grands, il s'est dit que si malgré tout ça j'arrive à me plaindre, il me quitterait. Ça n'a pas loupé. Je lui avais fait bien fait sous entendre ce que j'attendais comme cadeau d'anniversaire, une clé de son appartement pour enfin commencer à partager plus de choses ensemble, et vivre peu à peu ensemble (après maintenant 3 ans de relation). Mais ce n'est pas le cadeau que j'ai eu. J'ai donc fait la gueule. Il en a eu marre. Mais il ne m'a pas quitté. On a beaucoup discuté, et je me suis dit qu'il fallait que je commence à lui pardonner. Lui m'a finalement donné un double de clé de son appartement. Je suis tombée sur des vidéos d'une psychologue qui parle d'infidélité de couple, et qui propose une thérapie en ligne. Je lui ai proposé. Il m'a dit que c'était une bonne idée. Je lui ai suggérer qu'on suive tous les deux cette thérapie (il y en avait une pour celui qui a trompé, et une pour celui qui a été trompé). Il était d'accord. J'ai donc payé cette thérapie, j'ai écouté petit à petit tous les audios, fais les différents exercices recommandé, jusqu'à la dernière étape du pardon, où j'attendais de voir que lui aussi mettait la même énergie que moi pour reconstruire ce qu'il a brisé. Malgré mes nombreuses réclamation, jamais il n'aura ne serait-ce que débuté la thérapie. Entre temps, pendant que je commençais peu à peu à accepter le fait qu'il m'ai trompé et essayer de le pardonner, lui commençait à l'inverse à être aigri envers moi. Je pensais que c'était à la suite de toutes les réflexions que j'ai pu lui faire depuis son retour, mais que j'arrivais de plus en plus à freiner. J'ai essayé souvent de lui parler, de lui dire que je commençais à aller mieux, mais malgré ça, de plus en plus, il commençait à me dénigrer. Principalement sur le physique. Il me faisait me sentir de plus en plus moche. On se prenait la tête surtout sur mon poids (53 kg pour 1m62). Puis l'été, une autre prise de tête arrive pour une chose débile arrive et prend des proportions incroyables, j'essaie de me calmer et de lui demander ce qui ne va pas, et il me dit d'un ton vraiment très sérieux "tu as pris du poids". C'en était trop pour moi, je suis partie.

Finalement, il s'en voulait, et voulait rattraper les choses. Je lui ai dit qu'on avait les 2 mois d'été pour y réfléchir et qu'en attendant, chacun ferait sa vie de son côté. Qu'on aurait une conversation en septembre, et qu'on prendrait une décision définitive. J'ai profité de ces 2 mois pour me remettre vraiment en question, pour continuer à essayer de le pardonner quoiqu'il arrive (qu'on se remette ensemble, ou qu'on se sépare), j'ai cherché ce que je voulais absolument dans cette relation, ce qui n'était plus négociable, et ce que je devais moi aussi changé si je voulais faire en sorte que ça fonctionne, sinon ce serait la rupture. Ce que je voulais: qu'on vive ensemble et qu'il arrête de reculer à chaque fois face à ça, qu'il arrête de me rejeter et qu'il n'ai plus aucun droit de parole sur mon poids, qu'il se reprenne en mains vis à vis de ses études (qu'il était en train de totalement foirer délibérément en ne se présentant même plus à ses examens tout en mentant à ce sujet à sa famille et moi), et qu'il soit suivi par un psy vis à vis de ce qu'il a vécu (dépression, le fait d'avoir eu des problèmes à se lancer sexuellement avec une femme). Il a d'office tout accepter et m'avait même devancé en cherchant des appartements pour nous deux. De mon côté, je lui ai dit qu'il fallait que je lui pardonne et que j'arrête de tout fouiller, et je lui ai demandé de changer son mot de passe (que j'avais encore). J'ai donc d'abord vécu chez lui les premiers mois avant de se lancer et prendre un appartement à 2. Il a été voir son psy en septembre (ce qui lui a permis d'avoir une dérogation pour son inscription à la fac qui était compromise vu tous ses échecs ces dernières années) et en était sorti très content, en me promettant de continuer à aller le voir.

Jusque décembre, nous vivions enfin le parfait amour. Nous trouvions un bel équilibre. Ça y est, nous étions en train enfin de construire notre vie à 2. Mais il n'était toujours pas parti revoir son psy. Et n'a toujours pas entamé la thérapie que j'avais payé concernant l'infidélité. A partir de janvier, après 4 ans de relations, tout à commencé à nouveau à dégringolé. Il a commencé à déprimer d'abord par rapport à ses échecs scolaires, puis peu à peu, il remettait tout sur moi. Nous passions des soirées séparément, au début 1 de temps en temps, pour lui laisser un peu d'espace, puis 2, puis 3, puis tous les soirs de la semaines. Et le dénigrement à recommencé, encore une fois d'avantage sur le physique, au point que j'ai refusé par la suite de me peser pour ne pas être atteinte par ses réflexions... (pourtant, ça m'avait bien atteint, encore aujourd'hui, je suis obsédée par mon poids). J'étais en dernière année d'étude, proche enfin de mon diplôme, en plein mémoire et stages et derniers examens. Je n'avais pas le temps d'essayer de sauver encore une fois notre couple. Lui, continuait à se lever à des 11h-midi, louper ses cours obligatoires, se présenter à 1 examen sur 3. Il ne se projettait plus avec moi, ne voulait plus rien faire, se plaignait de pas assez sortir, mais quand je lui proposais de sortir (avec moi ou des amis à lui ou sa famille), il refusait tout le temps. Pourtant, avant la fin des examens de juin, il me propose de partir en vacances. J'étais très étonnée, vu à quel point il ne voulait plus rien de moi. Je me suis dit que ces vacances, c'était quitte ou double. Soit c'était juste le stress des examens, et une fois en vacances, tout irait bien, on reprendrait un nouveau souffle, soit c'était définitivement terminé. J'avais déjà tout fait pour sauver cette relation. Je ne pouvais pas faire plus.

Et effectivement, les vacances ont été une véritable catastrophe, pour moi surtout. Lui avait l'air de s'en ficher. J'ai pleurer tous les jours alors que nous étions dans un cadre idyllique. Chaque pas que je faisais vers lui, lui s'écartait. Il me repoussait d'une telle force. Je comprenais que c'était la fin. Le retour a été une catastrophe. On n'a pas pris de décision pendant les vacances, pour ne pas (d'avantage) les gâcher. On a encore attendu une fois rentrée car ma remise de diplôme se faisait le lendemain. Le jour de ma remise de diplôme, une fois devant l'auditoire avec ma famille qui venait d'arriver, il m'envoie un message me disant qu'il ne viendrait finalement pas. J'étais en larme, à le supplier pour qu'il vienne, qu'on en parlerait après, mais qu'il ne pouvait pas me gâcher ce jour là. Après 20 messages et appels en l'espace de 15 min, il a fini par décrocher et accepté de venir juste pour la cérémonie, mais pas pour le repas qui suivait avec ma famille. Le soir, je suis rentrée chez lui (où je vivais), il n'a pas voulu qu'on en parle. Le sur-lendemain non plus. J'ai donc forcé la discussion. Il fallait mettre un terme à cette situation. J'étais dans tous mes états, en pleurs, lui répondais à peine à mes questions. J'ai dû insister plusieurs fois à ce qu'il réponde à ma question "est-ce que tu m'aimes ?" pour qu'il finisse par me dire "je crois que peut-être finalement je ne t'aime peut être pas trop". Et à ma question "depuis quand tu penses ça", réponse "depuis quelques mois".

Je suis donc partie le lendemain avec le plus d'affaires possibles. Et j'ai continué à déménager toutes mes affaires aux moments où je savais qu'il ne serait pas chez lui, pour éviter de le croiser. J'ai eu une haine monstrueuse envers lui. Encore plus quand, la dernière fois où je suis passée chez lui pour récupérer le reste de mes affaires, son ordinateur présent et lui absent, je me suis permise de regarder une dernière fois. Et j'ai vu qu'il avait envoyé des messages à une fille pendant nos vacances, pour essayer d'avoir un rancard avec elle. Puis le soir même où on a eu notre discussion finale, où j'ai fini la soirée à dans le lit à 2 mètres de lui en pleurs, lui a recontacté à ce moment là une des filles avec qui il m'avait trompé (parce qu'il s'est avéré finalement que ce n'était pas la seule) en cherchait clairement à la revoir et à "remettre ça".

Tout ça s'est passé début juillet 2019. Donc bientôt 1 an. Et pourtant, je ne m'en remet toujours pas. Plus de 5 ans que je pense constamment à lui. Lui a plusieurs fois tenté de faire marche arrière, il m'a envoyé plusieurs messages où j'arrivais à ne pas répondre, jusqu'à dernièrement. Un premier message où il s'excusait pour tout le mal qu'il m'avait fait, je lui ai répondu avec une haine en lui expliquant qu'il ne se rendait même pas compte de tout ce qu'il avait pu me faire. Puis un 2ème message récemment où il cherchait clairement à revenir, qu'il pense toujours à moi, qu'il essaye de changer, qu'il fera tout pour me récupérer. S'en est suivi de longs messages où je lui ai à nouveau déversé ma haine au début, surtout que je savais très bien qu'à côté il continuait à contacter d'autres filles, dont celles avec qui il m'avait trompé. Les derniers messages, j'étais un peu plus calme, mais tout en continuant à lui dire qu'il n'avait pas changé, qu'il n'est pas crédible, pas stable, qu'il continue à me mentir, qu'il ne sait pas être fidèle, que je me demande vraiment si il ne se fout pas de ma gueule, et qu'il doit me laisser faire ma vie et me reconstruire. Il était d'accord avec ce que je disais, qu'il devait continuer à changer, qu'il n'était pas prêt, mais toujours dans l'optique qu'il reviendrait, que je suis toujours la femme de sa vie, "celle que l'on ne rencontre qu'une fois".

J'ai fini par le bloquer, enfin. Pour avancer. Mais je sais au plus profond de moi que je n'arrive pas à me résoudre, à me dire que c'est définitivement terminé. Je l'ai tellement aimé profondément, je n'arrive pas à concevoir qu'on ne puisse pas un jour se retrouver. Même si c'est à 60 ans. Je dois garder cet espoir en moi. Mais je sais très bien que ce genre d'espoir peut m'empêcher d'avancer... Comme dans le livre que j'ai lu, je ne peux pas comprendre comment 2 personnes qui s'aiment vraiment (si c'est vraiment le cas pour lui), comment elles ne peuvent pas finir ensemble. J'ai envie de rencontrer quelqu'un d'autre, vraiment. J'ai envie de tourner la page. Et pourtant, je n'arrive quand même pas à me résoudre à ce que cette histoire puisse être définitivement finie. Et comment pourrais-je rencontrer quelqu'un d'autre, sérieusement, si j'ai toujours cet espoir en tête ?

Bref, j'ai l'impression d'être dans une impasse, de ne jamais me sortir de cette situation... Je continue à espérer qu'il revienne un jour, avec cette fois ci de réels changements. Tout en sachant que si jamais par bonheur ça arrive, ce ne sera pas demain la veille...
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